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Cie Mossoux-Bonté

Presse

(…)Remarquablement porté par Anne-Cécile Chane-Tune, Colline Libon, Frauke Mariën et Shantala Pèpe, Ophelia-sévite le récit linéaire ou la recréation systématique des tableaux et événements qui l’ont inspiré. La musique originale de Thomas Turine, la scénographie de Johan Daenen, les éclairages de Patrick Bonté contribuent au contraire à créer une atmosphère lourde et mystérieuse, traversée de temps à autre par quelques notes d’humour. De quoi nous entraîner dans un univers envoûtant, suscitant autant d’interprétations que de questions
— Jean-Marie Wynants, Le Soir / November 2023

 

(…) Sur scène quatre femmes enquêtent sur la mort de la jeune femme, la belle noyée qui, depuis Shakespeare focalise tant de fantasmes. La pièce décline quatre visions d’Ophélia, quatre évolutions de l’image projetée à travers le temps par ce personnage idéalisé. Sur scène les corps désarticulés apparaissent dans un premier temps sans vie, noyés dans un décor qui ne camoufle en rien la morbidité de l’acte. Finalement, ces corps se dressent et commencent une danse frénétique. Une réappropriation des corps trop longtemps enfermés dans une interprétation masculine (…).
— Louis Thiébaut, RTBF.be / November 2023

 

(…) En plus des métaphores puissantes, l’autre atout du spectacle réside dans son esthétique magnifiée par l’emploi non-cinématographique du médium filmique. Avec le réalisateur Sylvain Dufayard, la compagnie n’a eu de cesse de faire des allers-retours de la création chorégraphique à la réalisation d’images, prolongeant ainsi l’action, forçant parfois le mouvement, les décalages comme la poétique. La danse, son chromatisme, ses projections évocatrices additionnée à la musique surprenante de Thomas Turine, fusionnent pour construire un langage organique total à la perspective visuelle et sensorielle dynamique, impactante. Parfois, l’impression d’immersion asphyxie le spectateur. Parfois, la simple poésie suffit à redonner souffle.

Ophelia-s tient de la magie noire !

Mélangeant onirisme et claustrophobie, conjuguant tous les arts dans un même élan, la compagnie bouscule, à nouveau, les frontières de la danse contemporaine pour livrer un exercice d’une beauté enivrante et insolite. Ces Ophélie rebelles communient pour devenir un geyser indompté, brisant les codes et bravant la mort annoncée. C’est toute une liberté féminine qui se dégage avec force. Un moment courageux de délivrance propice aux devenirs. Il en est tellement question.
— Jean-Jacques Goffinon, November 2023